Un lien entre passé et présent qui fait voler la grenade de la fête de Yaldâ sous les yeux de Mehdi Mansouri, réinventée. Dans les ombres et la poussière magique de la plus longue nuit de l’hiver, on s’apprête à écouter l’histoire de l’invité mystère. Et on entend d’autres récits… Celui du bonhomme de neige de Majid Hojati sur la place de Naghsh-e Jahân, à Ispahan, ou le conte du pain qui reprend vie dans les mains de Marjân Khoram-Gholkârân. Chaque morceau de la tradition reconstitué l’un après l’autre avec une touche de glamour ludique.

Mehdi Mansouri, Ma vie

Rouge des fruits, rouge des lèvres et des baisers, l’homme iranien moderne se fait prestidigitateur. Un peu cinématographique, toujours en mouvement, il nous entraine dans ses escapades et part quand il le peut, loin de sa ville, retrouver « ce qui nous reste ». Avec Poolâd Javâher-Haghighi, il nous égare dans un lieu inconnu, celui d’une cascade et ses fantômes. Capter l’insaisissable, sans doute les meilleurs moments d’une vie, loin de tout, avec les autres, sans les autres, profiter d’un paysage dans l’insouciance de l’amitié et rendre une impression d’un instant à travers l’œil du sténopé et jusqu’à soixante minutes d’exposition.

Le paysage repensé pour représenter l’Iran moderne, son lien à la nature. Téhéran, Ispahan, Shiraz et la campagne. Mohsen Shâhmardi nous invite à la recherche des parcelles de terrain vierge, en dehors des limites de la ville, et à regarder le pays à travers les négatifs anciens, expirés de son analogique. Avec la surprise de ne rien trouver au premier abord qu’une place aride. Puis, en s’attardant un peu, on admire les détritus abandonnés remontant un chaos subtil, cachant à demi entrepôts et résidences habitées, surmonté d’un fier drapeau, sur fond de monts enneigés.

Voici les photos de l’exposition Iran Photo. Et surtout, voici l’article que j’ai écrit pour La Revue de Téhéran qui vous permettra de mieux connaître les artistes.

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